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Quel est le rôle de l’art dans les thérapies pour soigner la dépression, le burn-out, les problèmes psychiques liés à la crise sanitaire actuelle (anxiété, pertes, insécurité, …)

J’ai créé mes ateliers Terre Intérieure en 2012 en proposant l’atelier Sophrologie et Terre puis j’ai élargi la palette de mes ateliers avec le journal thérapie qui permet une exploration riche de notre vie intérieure et de notre créativité.

Le journal thérapie utilise différentes techniques du journal d’artistes comme médium d'expression multidisciplinaire. Nombre de techniques plastiques sont employées dans le livre d’artiste (arts graphiques,peinture, photographie, sculpture, collage, etc.). Toutes les formes et plusieurs domaines d’écriture s'y expriment (image, poème, notes, textesscientifiques, etc.).

« Il y a, au centre de nous-mêmes, une source de vie et de création que rien ni personne ne peut nous dérober. » A-M Jobin

Mon intention ? offrir un espace de liberté où l’imaginaire et la créativité sont stimulées et qui invite les personnes à se rencontrer soi…une bulle créative pour cultiver notre terre intérieure dans un cadre de bienveillance et de partage.

Pour que quoi ?

Pour cultiver, faire croitre et prendre soin des potentialités qui peuvent faire ressources en nous. Une thérapie des ressources.

Préserver un équilibre de vie et exercer une vigilance.

C’est aussi se connecter à la Grande Vie, stimuler la joie, le plaisir partagé dans la bienveillance, la convivialité et la co-création.

La créativité est un processus naturel accessible en chacun de nous et qui est en lien avec notre vitalité. En aidant à nous sentir en vie la créativité est porteuse de sens.

La rencontre de soi par l’écriture, le dessin, le modelage est une inépuisable source d’expression d’accueil de nos vécus.

Donner une forme tangible à nos ressentis intérieurs est un outil puissant pour s’exprimer.

Ce qui est confus en nous prend forme et devient plus conscient.

« L’écriture spontanée, les images, les associations et dessins favorisent l’accès àl ’intuition et au plus vaste. Dans le journal thérapie nous ouvrons la voie à des informations difficiles à capter en mots ou en concepts, à des émotions etdes ressentis profonds. Nous sommes ici dans la création spontanée investie denotre monde intérieur. » Nathalie Hanot

C’est aussi s’inscrire dans une présence à soi : ce qui m’est cher dans ma posture de sophrologue.

Notre psyché à deux besoins essentiels, l’organisation et la créativité.

Les traumatismes viennent mettre le chaos.

Une clé pour rebondir après une épreuve est de se relier à son monde intérieur et de donner forme à nos vécus intérieurs. Cela permet de remettre de l’ordre dans le chaos et retrouver un projet de croissance.

Irvin Yalom parle de l’art pour sublimer l’angoisse existentielle.

Boris Cyrulnik souligne les bienfaits de l’imaginaire, du rêve et le salut par la création qui est source de résilience.

« écrire c’est mettre de l’ordre dans le chaos » B. Cyrulnik

L’art est-il réservé aux artistes, a ceux qui ont du « talent » ? Je ne le crois pas. Il s’agit ici de ce potentiel créateur qui en chacun de nous permet de libérer une énergie de vie puissante d’expression de notre être profond.

L’art donne une voix à notre vie et la nourrit.

Quels sont les effets bénéfiques ?

·      Relâcher l’énergie : écrire ou dessiner dans son journal, c’est sortir dehors les émotions et les énergies qui cherchent à se manifester ou qui reste enfuient ennous.

·      Se distancier,voir plus clair

·      Avoir un effet miroir pour développer un observateur de soi bienveillant              

·      Construire une solidité intérieure en se sentant soutenu par une source de vie regorgeant de ressources.      

·      Se connecter à la Grande Vie , l’élan de vie source de vitalité    

« A partir de quoi pourrait naitre cet élan vers la vie ? à partir de Rien, le rien contenant la promesse de Tout. » François Cheng

Être ce n’est pas seulement suivre l’écoulement d’une existence, nous dit Francois Cheng, c’est continuellement faire acte d’être, à partir du non-être. Nous expérimentons continuellement une sorte de mort à soi, à un soi étroit et clos,et accédons à une forme de vie plus libre, plus ouverte.